Une adresse e-mail est intrusive lorsqu'elle permet de vous repérer partout sur Internet.

C'est le cas des fournisseurs de messagerie qui disposent également des services suivants :

  • un moteur de recherche
  • un navigateur web
  • un réseau social
  • une agence de publicité

Vous pouvez constater que vous êtes repéré avec une adresse e-mail intrusive en retrouvant votre identité affichée en tête de page sur d'autres services, comme par exemple lors d'une simple recherche sur Internet.
Si vous utilisez une adresse e-mail intrusive, votre fournisseur de messagerie a connaissance de tous vos faits et gestes sur Internet et peut utiliser ces informations sans limite de durée :

  • liste de tous vos contacts présents et passés,
  • contenu de tous vos e-mails envoyés et reçus,
  • toutes vos recherches sur Internet, historique de la plupart des sites visités...


Rapidement, votre fournisseur de messagerie peut se constituer une base de données fournie vous concernant.
Jour après jour, votre utilisation d'Internet apporte des informations supplémentaires à cette base de données dont il est difficile de connaître l'étendue.


Si vous utilisez une adresse e-mail intrusive, il est important de lire les conditions d'utilisation du service et de configurer les outils de protection disponibles, s'ils existent. Mais ça reste une solution de pis-aller.

De plus, et même si vous n'utilisez pas d'adresse mail intrusive, le fait de correspondre avec une adresse intrusive, vous expose également à l'analyse de ce que vous échangez... Vous pouvez lire à ce propos cet excellent article de ProtonMail (fournisseur Suisse) sur ce sujet et cet article du New York Times.

 

Vous trouverez sur cette page une liste des principaux fournisseurs ou solutions qui respectent votre vie privée.

 

Source

 

Dans la communauté du renseignement des États-Unis, le terme « third party » est utilisé pour désigner les pays avec lesquels leur pays a des arrangements en matière de ROEM (Renseignement d'Origine Electro-Magnétique) (autres que le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande). Un document fuité par Edward Snowden liste comme « third parties » en 2013 les pays suivants :

  • l'Algérie,
  • l’Autriche,
  • la Belgique,
  • la Croatie,
  • la République tchèque,
  • le Danemark,
  • l’Éthiopie,
  • la Finlande,
  • la France,
  • l’Allemagne,
  • la Grèce,
  • la Hongrie,
  • l’Inde,
  • Israël,
  • l’Italie,
  • le Japon,
  • la Jordanie,
  • la Corée du Sud,
  • la Macédoine,
  • les Pays-Bas,
  • la Norvège,
  • le Pakistan,
  • la Pologne,
  • la Roumanie,
  • l’Arabie saoudite,
  • Singapour,
  • l’Espagne,
  • la Suède,
  • Taïwan,
  • la Thaïlande,
  • la Tunisie,
  • la Turquie,
  • les Émirats arabes unis